Autour de Proust et d’Alain-Fournier

lieutenant_fournierDu 14 au 16 novembre 2013, Illiers-Combray a accueilli un bien intéressant colloque réunissant Marcel Proust et Alain-Fournier pour le centenaire des publications de Du côté de chez Swann et du Grand Meaulnes, deux des événements littéraires de cette riche année 1913 (comme si les arts et les lettres avaient alors voulu offrir parmi ses plus belles œuvres avant le grand cataclysme). Un an après cette rencontre, ces deux écrivains font à nouveau l’objet d’un colloque, en commémoration cette fois du début de la Grande Guerre. Il se tiendra les 15 et 16 novembre prochains, à Illiers, dans la maison de tante Léonie.

Alain-Fournier a été tué le 22 septembre1914 dans le petit bois de Saint-Remy-la Calonne. Il aurait eu 28 ans quelques jours plus tard, le 3 octobre.

Sa vie et son œuvre s’achèvent ainsi brutalement. Si ce destin est teinté d’héroïsme, paraît offrir au jeune homme cet absolu qu’il a tant cherché et lui laisser cette part de mystère qu’il affectionnait, il nous a enlevé un écrivain prometteur.Dernière-page

Marcel Proust, quant à lui, a perdu des amis dans ce conflit. S’il en a été tenu éloigné personnellement, il a su faire entrer la guerre dans la Recherche en cours d’écriture. Il offre ainsi une forme de témoignage, non des tranchées comme un Dorgelès, son concurrent malheureux au Goncourt 1919, mais de l’arrière pour le meilleur et pour le pire, décrivant aussi ce passage d’un monde à un autre, d’une époque à une autre.

J’aurai le plaisir de participer à ce colloque Proust-Alain-Fournier le matin du 16 novembre. J’aborderai le service militaire et la vision de la guerre de l’auteur du Grand Meaulnes. Agathe Corre-Rivière, petite-nièce de l’écrivain, reviendra sur sa mort, qui a fait hélas couler beaucoup d’encre, et ses circonstances précises. Les proustiens Isabelle Guillaume, Yuji Murakami et Mireille Naturel, secrétaire générale de la Société des Amis de Marcel Proust, a045aecb9edffb51b18306e525389c35traiteront respectivement de la « La Grande Guerre dans Le Temps retrouvé », de « L’Enterrement du comte d’Orgaz », le samedi après-midi et d’« Ombre et lumière dans Le Temps retrouvé » le dimanche matin.

Enfin, pour oublier un peu la guerre, partir dans un autre monde qui n’est pas moins réel, signalons la diffusion du documentaire « Les étranges paradis d’Alain-Fournier et du Grand Meaulnes », réalisé par Alain et Marie-Anne Rivière, le samedi après-midi et soir, toujours chez la bien accueillante tante Léonie.

Si les anniversaires sont une marque du temps qui passe, ils sont aussi l’occasion de faire dialoguer le présent avec le passé, de convoquer ceux qui, même morts, nous parlent toujours et d’enrichir le présent pour l’avenir.

 

« Proust, Alain-Fournier et la guerre »

15 et 16 novembre 2014

Illiers-Combray

Maison de tante Léonie (salle Nadar)

Sous la responsabilité de Mireille Naturel

Organisé par la Société des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray et le Centre de Recherches Proustiennes de la Sorbonne nouvelle

http://marcelproust.pagesperso-orange.fr/sommaire_marcel_proust.htm

 

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